Histoire abrégée de la Papauté

 

AVANT-PROPOS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Non obstant les légendes du " Liber Pontificalis",
les Collegia paléo-chrétiens de Rome, sorte d'associations de secours mutuel,
prirent le statut de l'épiscopat après les années 212,
c'est à dire après l'extension des Collegia à tout l'Empire,
et après l'application de la règlementation instituée par Ulpien
les obligeant à se doter, chacun, d'un épiscope-surveillant,
responsable sur sa tête de la discipline de son groupement;
le souvenir des rixes, parfois sanglantes,
qui, dans les années 180, avaient à Rome dressé les Collegia de la Ville
les uns contre les autres, était trop vif pour ne pas conduire les Autorités
à prendre des mesures préventives efficaces
pour éviter désormais tout désordre public.
Chaque épiscope, du fait de ses relations obligatoires avec l'Administration,
devint vite le chef de son association.
A Rome, après 212, la direction des Collegia unifiés
revint par élection à un riche affranchi du nom de Callixte,
qui employa sa fortune à acquérir des terrains
destinés à fournir à ses associés des lieux de sépulture convenable.
Au bout de cinq siècles, l'épiscope romain du nom, alors, d'Etienne II
devint,sous la protection des Carolingiens,
le Prince régnant d'un royaume de plein droit,
qu'aucun texte dit "divin",
y compris ultèrieurement la Vulgate Sixto-Clémentine de 1592,
n'avait prévu ou décrit.


Le but de notre ouvrage consacré à l'histoire abrégée de la Papauté
est d'analyser cette évolution fantastique,
fruit d'un enrichissement progressif de l'épiscope romain à partir de 313,
année au début de laquelle Constantin le Grand (307/337) fit don,
à l'épiscope romain, du magnifique Palais du Latran
et d'autres attributions de toute nature: monétaire, foncière, immobilière.
Surtout, Constantin prit l'initiative en 323 de construire, au Vatican,
un palais impérial, ou basilique,
pour l'exercice du culte de sa religion personnelle: le christianisme;
basilique où furent recueillis, vers 339,
les restes supposés de "Pierre", en fait Chrestus,
créateur du mouvement paléo-chrétien au 1er siècle de notre ère,
se manifestant vigoureusement sous le règne de l'Empereur Claude (41/54).
Ce "Pierre" fut rapidement dénommé le portier du Ciel,
possesseur des clés du domaine éternel de la vie bienheureuse, post-mortem.
Rome devint, ainsi, le "Centre magique" de l'Europe occidentale,
chacun, riche ou pauvre, souhaitant s'attirer la bienveillance de "Pierre"
moyennant les dons les plus divers et les plus importants,
de façon à obtenir plus aisément l'ouverture de la porte du Paradis, le moment venu.
L'épiscope de Rome devint progressivement l'homme le plus riche d'Italie,
si bien qu'il finit par posséder des terrains formant une large bande
coupant l'Italie de la mer thyrénienne à l'Adriatique,
non sans provoquer la cupidité jalouse des Lombards installés à Pavie.
Cet enrichissement permit à l'épiscope romain de laisser libre cours
à sa volonté de puissance;
il finit par se prendre pour le "Consul de Dieu" selon Grégoire le Grand,
le successeur effectif des Empereurs d'Occident,
dans le souci de ressusciter Roma caput mundi, Rome éternelle tête du monde.
 
Cette "Histoire abrégée de la Papauté" représente le 4ième et dernier volume
de "l' Histoire critique du christianisme romain" . Il compte 194 pages,
y compris une bibliographie complète de l'HCCR et une iconographie
illustrant les sujets traités, mais non compris les dossiers PDF
destinés à permettre à chacun d'imprimer les chapitres de son choix.
La préface du volume rappelle qui était chrétien, avant une étude de
l'invention du christianisme, religion de Constantin Fils du Soleil;
il poursuit par l'examen de l'église romaine après la mort de l'Empereur,
et analyse successivement les premiers siècles des Etats Pontificaux
puis les temps modernes, après la Révolution française.

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Histoire abrégée de la Papauté
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